Mon enfant fait des crises, s’oppose et rien ne semble marcher: quoi faire?
- psychoedmarketing
- 15 mars
- 13 min de lecture
Quand un enfant crie, refuse, explose pour un “non”, s’oppose aux consignes ou transforme chaque transition en bataille, toute la famille peut finir par s’épuiser.
Les parents savent généralement qu’ils doivent intervenir, mais ils ne savent pas toujours comment intervenir efficacement. Et quand on a déjà essayé plusieurs approches sans résultat, on peut vite avoir l’impression que plus rien ne fonctionne.
La bonne nouvelle, c’est que les comportements difficiles ne sortent pas de nulle part. Très souvent, ils nous donnent de l’information sur ce que l’enfant n’arrive pas encore à faire: gérer sa frustration, attendre, changer d’activité, exprimer un besoin, tolérer une limite ou se calmer quand l’émotion monte trop vite.
Ce guide a pour objectif d’aider les parents à mieux comprendre les crises, l’opposition et les comportements difficiles chez l’enfant, à repérer ce qui les déclenche, à intervenir plus efficacement à la maison, à mieux collaborer avec l’école et à savoir quand aller chercher de l’aide.

Pourquoi certains enfants ont plus de comportements difficiles?
Tous les enfants font parfois des crises, testent les limites ou refusent de coopérer. C’est une partie normale du développement. Un jeune enfant apprend graduellement à gérer la frustration, à attendre son tour, à accepter un refus et à suivre des règles.
Mais chez certains enfants, ces difficultés sont plus fréquentes, plus intenses ou plus longues. Ils peuvent avoir du mal à contrôler leurs impulsions, à réguler leurs émotions, à résoudre un problème calmement ou à exprimer ce qu’ils ressentent avec des mots.
Autrement dit, quand un enfant explose souvent, ce n’est pas toujours parce qu’il “cherche l’attention” ou “manipule”. Très souvent, cela signifie surtout qu’il n’a pas encore les outils nécessaires pour traverser certaines situations autrement.
Un enfant peut aussi sembler particulièrement opposant dans certains moments précis: au coucher, pendant les devoirs, quand il faut quitter la maison, arrêter un jeu vidéo ou passer à table. D’autres enfants se contiennent toute la journée à l’école et relâchent tout à la maison, où ils se sentent plus en sécurité. À l’inverse, certains tiennent à la maison, mais débordent à l’école, où les demandes sont plus nombreuses.
Repérer ces patterns est souvent une première étape très utile.
Les crises sont parfois renforcées sans qu’on le veuille
Beaucoup de parents ont déjà vécu cette scène: l’enfant commence à pleurer, crier ou se rouler par terre pour obtenir quelque chose, et après plusieurs minutes de lutte, le parent finit par céder, juste pour que ça s’arrête.
C’est une réaction très humaine. Quand on est fatigué, pressé ou au bout du rouleau, on essaie surtout de survivre au moment.
Le problème, c’est que l’enfant peut alors apprendre ceci: quand je fais une grosse crise, ça finit parfois par fonctionner.
Cela ne veut pas dire qu’il calcule tout consciemment. Mais son cerveau enregistre que cette stratégie peut lui permettre d’éviter une tâche, obtenir un objet ou prolonger une activité. Et plus cette stratégie “fonctionne”, plus elle risque de revenir.
Par exemple, si Noah, 6 ans, hurle chaque soir quand il faut fermer la tablette, et qu’après 15 minutes on lui accorde “juste 5 minutes de plus”, son cerveau retient que la crise peut être efficace. Il ne choisit pas forcément la crise de façon réfléchie, mais il n’a pas encore développé une meilleure manière de vivre la frustration.
C’est pourquoi l’objectif n’est pas seulement de faire cesser le comportement sur le moment, mais d’aider l’enfant à apprendre une autre façon de réagir.
Quand rien ne semble marcher
Quand un enfant s’oppose souvent, plusieurs parents essaient un peu de tout: expliquer, menacer, négocier, répéter, punir, consoler, enlever des privilèges, puis finalement céder. À force de changer d’approche, on crée parfois malgré nous un environnement imprévisible.
Or, les enfants qui ont des comportements difficiles répondent généralement mieux à des limites claires, calmes et constantes.
Cela ne veut pas dire être dur ou froid. Cela veut dire que l’enfant comprend ce qui est attendu, ce qui arrive s’il ne coopère pas, et que l’adulte reste relativement prévisible d’une fois à l’autre.
Même si vous avez l’impression d’avoir tout essayé, il est possible d’améliorer la situation. Souvent, le changement vient moins d’une “grosse punition” que d’une combinaison de petits ajustements bien appliqués.
Comment intervenir dans le moment
Quand la crise commence, le plus utile est généralement de rester le plus calme possible. Crier plus fort, argumenter longuement ou essayer de raisonner un enfant déjà en explosion a tendance à faire monter la tension plutôt qu’à la faire redescendre.
Il est aussi important d’éviter de céder juste pour mettre fin à la crise. Si l’enfant apprend que crier, frapper ou s’écrouler au sol permet d’obtenir ce qu’il veut, le comportement risque de se répéter.
À l’inverse, les comportements positifs gagnent à être remarqués rapidement. Un enfant qui se calme, attend, accepte un refus, essaie avec ses mots ou fait une transition plus facilement a besoin qu’on le voie. Une louange précise est souvent plus efficace qu’un simple “bravo”. Par exemple: “J’ai vu que tu étais fâché, mais tu as réussi à venir quand même. C’est difficile et tu l’as fait.”
Un autre point important: on ne discute pas sérieusement avec un enfant en pleine crise. On attend que l’orage baisse. La résolution de problème vient après, pas au sommet de l’explosion.
Cibler un comportement précis change tout
Quand ça va mal souvent, les parents ont parfois l’impression que “tout est problématique”. Pourtant, pour intervenir efficacement, il vaut mieux choisir un comportement précis à la fois.
“Faire des crises” est trop vague. “Crier quand on ferme l’écran” ou “refuser de commencer les devoirs” est déjà beaucoup plus clair. Un comportement utile à cibler doit être spécifique, observable et assez concret pour que tout le monde sache de quoi on parle.
Par exemple, au lieu de viser “mieux se comporter”, on peut viser: commencer les devoirs dans les 5 minutes après la collation. Au lieu de viser “arrêter l’opposition”, on peut viser: venir à table après un rappel.
Cette précision aide beaucoup, parce qu’elle permet de comprendre ce qui se passe avant, pendant et après.
Ce qui arrive avant le comportement: les déclencheurs
Très souvent, les comportements difficiles sont influencés par ce qui vient juste avant. C’est là qu’on peut souvent prévenir plutôt que gérer en crise.
Un enfant comprend-il vraiment ce qu’on attend de lui? A-t-il été averti avant une transition? Est-il fatigué, affamé, stressé ou surstimulé? A-t-on donné trois consignes d’un coup? Lui a-t-on parlé d’une autre pièce? Était-il absorbé dans une activité très motivante?
Ces détails comptent énormément.
Par exemple, si Léa saute sur le divan chaque fois que sa mère va s’occuper du bébé, ce n’est peut-être pas “juste de la provocation”. Peut-être qu’elle cherche une façon maladroite d’obtenir de l’attention. Une solution possible serait de lui donner un petit rôle concret: apporter une couche, choisir le pyjama, tenir la crème. Cela ne règle pas tout magiquement, mais cela change souvent beaucoup la dynamique.
De manière générale, plusieurs choses aident avant même que le comportement n’apparaisse: rendre les attentes claires, annoncer les transitions à l’avance, réduire les distractions, prévoir une collation si l’enfant a faim, instaurer une routine prévisible et offrir parfois des choix cadrés.
Un choix cadré, c’est par exemple: “Tu prends ta douche avant l’histoire ou après l’histoire?” L’enfant ne choisit pas s’il se lave ou non, mais il récupère un peu de contrôle dans un cadre défini.
Pourquoi les transitions causent tant de crises?
Pour beaucoup d’enfants, les transitions sont parmi les moments les plus difficiles de la journée. Arrêter un jeu, quitter la maison, venir souper, aller au bain, commencer les devoirs, éteindre un écran… ces passages déclenchent souvent des conflits.
Pourquoi? Parce que passer d’une activité agréable à une activité moins agréable demande plusieurs habiletés en même temps: interrompre ce qu’on fait, tolérer une frustration, accepter un changement, orienter son attention ailleurs, gérer l’émotion qui monte.
Certains enfants ont encore plus de difficulté avec cela, notamment ceux qui présentent des défis d’attention, d’anxiété, d’autisme ou de rigidité. Sans dire qu’un enfant a nécessairement un trouble, le fait que les transitions soient très explosives peut parfois être un indice qu’il a besoin de plus de soutien dans ce domaine.
Pour aider, on peut annoncer le déroulement de la journée, faire un décompte avant la transition, aller chercher l’attention de l’enfant avant de parler, utiliser un support visuel ou une routine stable, surtout pour les moments difficiles comme le coucher.
Par exemple: “Dans 10 minutes, on ferme la tablette. Dans 2 minutes, on va à la salle de bain. Ensuite, brossage de dents et histoire.” Quand cette séquence revient chaque soir, l’enfant sait mieux à quoi s’attendre.
Et quand la transition se passe un peu mieux, il faut le dire. Un commentaire comme “Tu as remis la tablette tout de suite, ça nous donne plus de temps pour l’histoire” peut être très puissant.
Les conséquences: lesquelles aident vraiment?
Toutes les conséquences ne se valent pas. Certaines semblent logiques sur le coup, mais renforcent en fait le problème.
Crier donne de l’attention, même si elle est négative. Réagir longtemps ou intensément peut donc parfois augmenter le comportement avec le temps. Les conséquences très retardées, elles aussi, fonctionnent moins bien, parce que l’enfant fait moins facilement le lien entre ce qu’il a fait et ce qui arrive ensuite.
Les conséquences disproportionnées peuvent également décourager l’enfant. Et faire à sa place ce qu’il refuse de faire peut devenir, sans qu’on le veuille, une récompense pour son évitement.
À l’inverse, certaines conséquences sont généralement plus utiles. La valorisation du comportement souhaité en fait partie. L’ignorance active aussi peut aider pour certains petits comportements destinés à attirer l’attention, tant qu’il n’y a ni danger ni agressivité. Cela consiste à retirer volontairement son attention pendant un comportement mineur, puis à revenir très vite avec de l’attention positive dès que l’enfant adopte un comportement plus approprié.
Les systèmes de récompense peuvent aussi être utiles, surtout lorsqu’ils sont simples, cohérents et liés à un comportement précis. Une récompense n’a pas besoin d’être énorme: temps d’écran supplémentaire, privilège spécial, autocollant, choix d’activité. Ce qui compte, c’est que l’enfant comprenne pourquoi il l’obtient.
Le retrait: utile, mais seulement s’il est bien utilisé
Le retrait peut être un outil utile, mais il est souvent mal appliqué. Son objectif n’est pas d’humilier l’enfant ni de lui faire peur. Il sert à interrompre une situation qui dérape et à signifier calmement qu’un comportement précis n’est pas acceptable.
Pour être utile, le retrait doit être annoncé à l’avance comme conséquence possible de certains comportements ciblés, comme frapper, lancer un objet ou refuser clairement une consigne importante. Il doit être immédiat, bref, neutre et appliqué de façon constante.
On évite les explications interminables. Une formulation courte comme “On ne frappe pas. Retrait.” est souvent plus efficace qu’un grand discours.
La durée reste courte. Une règle souvent utilisée est environ une minute par année d’âge, mais l’important n’est pas d’être rigide au second près. L’essentiel est que l’enfant comprenne le lien entre le comportement et la conséquence.
Le retrait ne doit pas devenir un échappatoire. Si l’enfant a eu un retrait pour avoir refusé de ranger, il revient ensuite à la consigne de départ. Sinon, il apprend que s’opposer lui permet d’éviter la tâche.
Et dès que le retrait se termine, on revient à une attitude normale. On cherche rapidement à “reprendre” l’enfant dans quelque chose de positif. Le message est: ton comportement n’était pas acceptable, mais tu restes capable de bien faire.
Donner une consigne que l’enfant a plus de chances de suivre
Parfois, ce n’est pas seulement le comportement de l’enfant qu’il faut regarder, mais aussi la manière dont la consigne est donnée.
Une consigne claire, directe et proche fonctionne souvent mieux qu’une question vague lancée de loin. Dire “Va mettre ton manteau maintenant” est généralement plus efficace que “Tu es-tu prêt à aller t’habiller?” crié depuis la cuisine.
Il est aussi préférable de donner une seule consigne à la fois, surtout si l’enfant a des défis d’attention. Plus il y a d’informations dans la phrase, plus il y a de chances qu’il décroche.
Après la consigne, on laisse quelques secondes de traitement. Beaucoup d’adultes répètent trop vite. Or, certains enfants ont besoin d’un petit délai pour intégrer ce qui vient d’être dit et se mettre en action.
Réparer la relation parent-enfant
Quand les conflits deviennent fréquents, le lien parent-enfant s’abîme souvent sans qu’on s’en rende compte. Le quotidien finit par tourner autour des rappels, des tensions, des critiques et des batailles.
Les parents peuvent alors se sentir coupables de ne plus vraiment apprécier certains moments avec leur enfant. Et l’enfant, de son côté, peut finir par sentir qu’on le reprend toujours, qu’il déçoit souvent, ou qu’on s’attend surtout à du négatif de sa part.
C’est pourquoi réparer et nourrir la relation devrait être une priorité, pas un détail secondaire.
Concrètement, cela veut dire essayer d’augmenter le nombre d’interactions positives et de réduire celles qui tournent immédiatement au rapport de force. Cela veut aussi dire porter attention à ses propres émotions comme parent. Quand on est soi-même saturé, il devient beaucoup plus difficile d’intervenir calmement.
Parfois, le meilleur réflexe est de prendre quelques secondes pour respirer, se retirer brièvement, boire de l’eau, puis revenir. Se réguler soi-même aide énormément l’enfant à apprendre à se réguler à son tour.
Le “temps spécial”: petit outil, grand impact
Même quelques minutes par jour peuvent faire une vraie différence dans une famille sous tension.
Le principe est simple: prévoir un petit moment quotidien avec l’enfant, sans consigne, sans correction, sans objectif éducatif immédiat. Juste une présence positive et attentive.
Avec un jeune enfant, 5 minutes peuvent suffire. Avec un plus grand ou un ado, on peut viser un peu plus longtemps. L’enfant choisit l’activité dans un cadre simple, et le parent suit. On écoute, on observe, on commente positivement, on laisse de l’espace.
Ce temps ne devrait pas dépendre du “bon comportement”. Justement, il sert à rappeler à l’enfant que la relation existe en dehors des conflits.
Aider l’enfant à mieux gérer ses grosses émotions
Certains enfants réagissent fort parce qu’ils n’arrivent pas encore à repérer ce qu’ils ressentent ni à intervenir avant d’exploser. Bonne nouvelle: la régulation émotionnelle s’enseigne.
Une première étape consiste à mettre des mots sur les émotions. Quand un parent nomme ce qu’il ressent lui-même de façon saine, il montre à l’enfant comment faire. Par exemple: “Je suis vraiment frustré, j’ai oublié quelque chose à l’épicerie. Je vais respirer un peu et voir comment régler ça.”
L’enfant apprend alors qu’on peut ressentir une émotion intense sans la nier, sans exploser et sans faire semblant que tout va bien.
Quand vous voyez votre enfant se tendre, vous pouvez l’aider à identifier ce qui monte: “Tu as l’air déçu”, “Je pense que tu es très fâché”, “Ça semble te stresser beaucoup”. L’idée n’est pas de le convaincre que son émotion est exagérée, mais de lui montrer qu’elle peut être reconnue et traversée.
Certaines familles trouvent utile d’utiliser une échelle de 1 à 10 ou un thermomètre des émotions. Cela aide l’enfant à remarquer qu’il ne passe pas de calme à explosion en une seconde. L’émotion monte graduellement. Plus on la remarque tôt, plus on a de chances d’intervenir avant la crise.
Quand faut-il demander de l’aide?
Tous les enfants font parfois des crises. Mais certains signes suggèrent qu’il serait utile d’aller plus loin.
Par exemple, si les comportements nuisent aux amitiés, créent beaucoup de conflits à la maison, provoquent des difficultés à l’école, mettent l’enfant ou les autres en danger, ou si votre enfant semble lui-même dépassé par sa colère et en souffre, il vaut la peine de consulter.
Au Québec, la porte d’entrée peut varier selon la situation. Les parents consultent parfois leur médecin de famille, un psychologue, un psychoéducateur, ou discutent d’abord avec l’école selon le contexte. La psychoéducation peut être particulièrement pertinente lorsqu’il y a des difficultés d’adaptation, de gestion des émotions, d’opposition, de routines ou de fonctionnement au quotidien.
Dans certains cas, une évaluation plus complète peut être recommandée pour vérifier s’il existe un enjeu sous-jacent qui contribue aux comportements.
Ce qui peut se cacher derrière les comportements difficiles
Un comportement difficile n’est pas un diagnostic en soi. Plusieurs réalités différentes peuvent contribuer à des crises, de l’opposition ou de l’agressivité.
Le TDAH, par exemple, peut rendre très difficile la gestion de l’impulsivité, de la frustration et des tâches exigeantes. Un enfant anxieux peut paraître opposant, alors qu’il essaie surtout d’éviter une situation qu’il vit comme menaçante. Certains enfants avec de grands débordements émotionnels présentent un profil où l’irritabilité est très présente. Des difficultés d’apprentissage non reconnues peuvent aussi mener à l’évitement, au refus ou à des explosions, surtout pendant l’école ou les devoirs. Chez certains enfants, les particularités sensorielles, l’autisme, un vécu de stress important ou d’autres défis de développement peuvent aussi jouer un rôle.
L’objectif n’est pas de coller une étiquette trop vite, mais de mieux comprendre pourquoi le comportement apparaît.
Et à l’école?
Quand les comportements difficiles apparaissent surtout en classe, il est important de travailler avec l’école plutôt que chacun de son côté.
Au Québec, selon les milieux, l’école peut mettre en place des observations, documenter les déclencheurs, adapter certaines attentes, proposer des stratégies ou référer vers les professionnels appropriés. Les ressources et les appellations varient d’un centre de services scolaire à l’autre, mais l’idée reste la même: comprendre dans quelles situations le comportement apparaît, ce qui le précède, ce qui le maintient, et quelles interventions peuvent aider.
Les parents peuvent soutenir ce travail à la maison en choisissant avec l’école un ou deux objectifs concrets à la fois. Par exemple: remettre les devoirs, ne pas couper la parole, commencer le travail plus rapidement. Il n’est pas nécessaire de tout régler en même temps.
Quand l’école communique des progrès, les parents peuvent les renforcer positivement à la maison. Quand la journée a été plus difficile, on peut appliquer une conséquence prévue à l’avance, de façon calme et cohérente.
Les approches qui peuvent aider les parents
Il existe aussi des approches structurées pour accompagner les parents d’enfants qui présentent des comportements difficiles. Dans le monde anglophone, on parle souvent de programmes comme PCIT, PMT, Triple P ou Incredible Years. Certains de ces modèles existent au Québec sous différentes formes, parfois adaptés, parfois intégrés dans des services cliniques ou communautaires.
L’idée de fond est toujours semblable: aider les parents à mieux comprendre les comportements, à intervenir plus efficacement, à renforcer la relation parent-enfant et à installer des stratégies concrètes qui tiennent dans la vraie vie.
Selon la situation, cet accompagnement peut se faire avec un psychologue, un psychoéducateur, un travailleur social, ou dans certains services spécialisés pour les familles.
La médication: parfois utile, mais pas une première réponse à tout
Dans certaines situations, une médication peut faire partie du plan, surtout lorsqu’un trouble sous-jacent comme le TDAH, l’anxiété ou un autre problème de santé mentale contribue fortement aux comportements.
Au Québec, la médication doit être évaluée et prescrite par un médecin ou un psychiatre, avec suivi médical. Mais pour les comportements difficiles en eux-mêmes, l’accompagnement parental et les interventions comportementales demeurent généralement la base. La médication, lorsqu’elle est utilisée, vient plutôt en complément, selon le portrait global de l’enfant.
En résumé
Quand un enfant fait souvent des crises, s’oppose ou déborde facilement, ce n’est pas seulement un problème de “mauvaise attitude”. Il y a souvent derrière ces comportements un mélange de frustration, d’impulsivité, d’incompréhension, de rigidité, d’anxiété ou de manque d’outils.
En tant que parent, vous n’avez pas besoin d’être parfait. Mais en comprenant mieux les déclencheurs, en ciblant un comportement précis, en rendant les attentes plus claires, en restant plus constant dans vos interventions et en protégeant la relation avec votre enfant, il est possible de changer beaucoup de choses.
Et quand la situation prend trop de place, demander de l’aide n’est pas un échec. C’est souvent le point de départ d’un changement réel.
Vous vous demandez si ce que vit votre enfant est “normal” ou s’il aurait besoin d’aide?
Si votre enfant fait souvent des crises, s’oppose beaucoup, vit des transitions très difficiles ou si l’ambiance familiale devient de plus en plus tendue, une consultation d’orientation vers le service approprié peut vous aider à faire le point.
Ce premier échange permet de mieux comprendre votre situation, de voir vers quelle ressource vous orienter, et de déterminer s’il serait pertinent de prévoir un rendez-vous en psychoéducation.
Vous n’avez pas à attendre que la situation dégénère davantage pour demander un conseil à un professionnel.
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